11 juil. 2007

One women show à Rabat - Retour en force de Khadija Assad



Le Théâtre national Mohammed V à Rabat présente le samedi 14 juillet 2007 à 20 h, un spectacle écrit et interprété par Khadija Assad, mis en scène par Aziz Saâdallah.
Le spectacle «Nous, chez nous » a été bien accueilli par la critique, une critique unanime sur l’apport socioculturel de cette pièce considérée comme un vent de fraîcheur au milieu d’un débat houleux entourant les fameux accommodements raisonnables.
Une pièce inspirée principalement d’un quotidien de deux personnages antithétiques. L’une incarnant la modernité et l’autre disciple de la tradition, la première est immigrante alors que la seconde lui rend visite et porte le voile. C’est à partir de ces paradoxes que Khadija Assad, première femme auteur de théâtre au Maroc, nous propose une nouvelle réflexion sur les contradictions de ce début du 21ème siècle.
C’est avec une simplicité désarmante et un humour exemplaire ainsi que la présence d’une bonne portion d’autodérision que cette pièce de théâtre a été confectionnée.
C’est à travers les traits de deux femmes marocaines aux prises avec la réalité québécoise, qu’on peut constater que finalement tout tourne autour de simples préoccupations quotidiennes.
Peu importe où l’on se trouve comme l’a si bien mentionné Mme Khadija Assad. Que l’on se trouve du côté des riches ou des pauvres, que l’on soit du Nord ou du Sud, notre vie tourne autour des mêmes préoccupations, soient-elles banales.
Deux femmes qui confrontent avec courage un quotidien qui n’est pas toujours facile elles réussiront toutes les deux à se surpasser. L’une à travers son séjour au Québec et sa propre expérience, ce qui conduit à des inévitables compAutres chroniques : raisons qui nous inspirent maintes blagues, alors que l’autre nous étale son vécu au pays du froid qu’elle agrémente avec des situations cocasses, et ainsi nous expose sa nouvelle dualité identitaire.
Si le public québécois a été conquis par cette présentation dont les mots ont un sens lumineux et profond , ou les situations sont enchevêtrées, drôles et cocasses, le public marocain quant à lui prend son mal en patience et attend le 14 juillet pour pouvoir applaudir une figure connue et qui lui est très chère qui n’est autre que Khadija Assad.

SALMA Bounjara

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